La situation sanitaire actuelle nous contraint à annuler les dates de la 13ème édition du rendez-vous de la photographie documentaire ImageSingulières, qui devait se tenir à Sète du 12 au 30 mai 2021. Mais la programmation des expositions, que nous avons préparée avec cœur et exigence, sera maintenue et redéployée de juillet 2021 à avril 2022.

L’occasion de débuter notre mutation et d’anticiper sur l’annonce du changement de nom de notre actuel espace à l’année « La Maison de l’Image Documentaire ». En effet, avec un espace agrandit au rez-de-chaussée et avant le lancement de travaux de restructuration qui sont à l’étude auprès de François Commeinhes, Maire de Sète, nous pourrons dorénavant présenter deux expositions ainsi qu’une installation sur la façade et organiser des projections et des rencontres dans la cour.

C’est donc au « Centre photographique documentaire - ImageSingulières » que démarrera la programmation du festival 2021 le 3 juillet prochain, avec deux à trois expositions tous les deux mois, des rencontres, des projections, et toutes les actions que nous menons habituellement tout au long de notre saison culturelle. Nous remercions chaleureusement les photographes, les partenaires et nos publics pour leur confiance et leur engagement, et vous donnons rendez-vous pour une folle saison photographique à Sète !

Cet été singulier débutera avec les portraits saisissants de jeunes adolescents du Nord de l’Angleterre de Laura Pannack qui investiront la gare SNCF de Sète dès la mi-mai et jusqu’en avril 2022. Au nouveau Centre photographique documentaire - ImageSingulières, au rez-de-chaussée que nous occuperons pour la première fois, la résidence 2021 confiée à Hugues de Wurstemberger promet un voyage poétique redessinant le portrait de la ville et de ses alentours. À l’étage, c’est l’Allemagne de Ute Mahler, celle d’avant la chute du Mur, avec des images de rue, des intérieurs aussi, qui dévoilera un panorama de la vie privée en ex-RDA d’une infinie délicatesse. Tendance Floue retracera les 30 années du collectif à travers une imposante fresque murale inspirée de son film POESIS, installée sur la façade extérieure. Nous présenterons aussi, au Musée Ethnographique de l’Étang de Thau, à l’occasion du centenaire Brassens, le travail de Clémentine Schneidermann, qui lors de sa résidence en 2020 était partie sur les traces du poète chanteur.

Ce sera ensuite une rentrée en Grand Prix avec les expositions des lauréats 2019 et 2020 du Grand Prix ISEM : Romain Laurendeau, pour une dramatique plongée dans l’univers de la drogue chez les jeunes palestiniens de Cisjordanie et Christian Lutz avec un projet sur la montée des nationalismes dans la vieille Europe.

Puis, l’honneur sera fait aux femmes photographes avec le remarquable travail de Marylise Vigneau « Article 19 », autour d’une loi qui porte atteinte à la liberté de parole au Pakistan, et à la décapante chronique familiale de la jeune photographe argentine Cecilia Reynoso.

L’environnement sera au cœur des préoccupations des deux expositions présentées début 2022. La série « Oil and Moss » de Igor Tereshkov, témoignera des ravages de l’industrie pétrolière au cœur de la Russie dans le district autonome des Khantys-Mansis, et « Bastard Countryside » de Robin Friend explorera le paysage britannique par métaphores représentant la façon dont notre mode de vie moderne détruit la planète.

Pour terminer la saison, nous exposerons le travail de Panos Kefalos sur les jeunes migrants afghans d’Athènes et celui de Ioana Cîrlig qui nous livrera un tendre portrait de sa Roumanie post-industrielle.

L’année sera également ponctuée de rendez-vous, de rencontres et de projections mais aussi de workshops, de signatures de livre…

Valérie Laquittant, directrice
Gilles Favier, directeur artistique