ALEXIS VETTORETTI

Paysannes

FRANCE

© Alexis Vettoretti
Jardin Antique Méditerranéen

Rue des Piochs, 34540 Balaruc-les-Bains

Horaires

Tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h

C’est ici que vit Thérèse. Et c’est dans un décor semblable que vivent Gracieuse, Bernadette, Yvonne… Les visages de ces paysannes portent les traces du passage d’un siècle qui a vu notre société évoluer de la tradition à la modernité.

Leur existence est héritée d’une époque dont les derniers vestiges s’effacent lentement. Travailler la terre. Élever ses enfants. S’occuper du foyer. Un quotidien difficilement imaginable pour les enfants du XXIème siècle que nous sommes. Dernières héritières d’un mode de vie qu’elles n’ont pas choisi, elles sont le pont entre deux époques. Leurs visages, leurs mains, leurs corps portent les traces du passage d’un siècle à un autre, d’un système patriarcal en évolution et d’un métier dont les règles ont été redéfinies.

En entrant chez elles aujourd’hui, la chambre photographique d’Alexis Vettoretti vient saisir avec douceur une réalité passée, et donner un coup de projecteur sur ces femmes qui n’ont jamais vraiment été vues, regardées ou remerciées. Des portraits se dégage une sorte de fatalisme, de résignation - « c’était comme ça » -, qui raconte la manière dont la vie est passée, impassible et inexorable.

Mention spéciale Prix Camera Clara 2022

Photographe documentaire, Alexis Vettoretti vit et travaille à Paris. Il est proche de la photographie sociale qui s’attache à la condition ouvrière et à ces hommes et femmes témoins d’une révolution florissante et passée. À la recherche de cette nostalgie, lui pour qui le fatalisme a quelque chose de séduisant, il part photographier les dernières mines de charbon en Roumanie ou encore la « Mother Lode », la route des chercheurs d’or aux États-Unis. Brouillant volontairement les temporalités, il emmène le public auprès de ces gens qui sont encore là et qui restent, immuablement, parce qu’en réalité tout et rien ne change. En 2021, il est récompensé du prix Roger Pic pour son travail « L’hôtel de la dernière chance ».