SÉBASTIEN VAN MALLEGHEM

Allfather

BELGIQUE / RENEGADES AGENCY
© Sébastien Van Malleghem / Renegades agency
Musée Ethnographique de l’Etang de Thau (Bouzigues)
Vernissage

dimanche 29 mai 2022 à 11h

Un voyage imaginaire en solitaire dévoilant le lien ténu entre une nature puissante et un photographe. Lié depuis des années aux sauvages étendues scandinaves, Sébastien Van Malleghem décide de se plonger dans ses archives après un séjour sur l’île de Skjervøy en Norvège, lors duquel il vit des expériences qui dépassent ses attentes, en osmose avec la nature : se chauffer au bois, nager dans un fjord quasi glacé avec des baleines et des orques.

Il rassemble des images prises à l’occasion de commandes dans différents endroits de la planète, lors des quelques jours qu’il s’octroie sur place à chaque voyage pour des pérégrinations sans contrainte. De l’envol d’un corbeau aux vues d’un océan noir comme la nuit, en passant par une immersion sous-marine entouré d’alligators, il transcrit une épopée fidèle à sa fascination : regarder des scènes dont le banal est transformé en sublime. Dénué d’êtres humains, du moins à peine perceptibles, l’immense théâtre de la nature est le personnage principal de ce récit spirituel. Des photographies qui ne constatent pas, mais racontent et donnent à rêver des paysages majestueux - parfois agressifs – qui font taire les pensées les plus réalistes. En les mélangeant, Van Malleghem accorde harmonieusement toutes ces nuances de gris qui constituent l’épaisseur du monde.

Sébastien Van Malleghem est un photographe belge né en 1986. Son écriture visuelle incisive et sombre, associée à un engagement indéfectible, a donné lieu à un nombre impressionnant de projets. Parmi eux, « Police » (2008-2012), sur les aventures d'une équipe de nuit ; « Prisons », en immersion dans le système pénitentiaire (2011-2014) ; « Les ruines du pouvoir », une incursion dans l’ère anarchique post-Kadhafi en Libye (2012) ; et « Mexican Morgues » (2016), sur le métier des embaumeurs dans les morgues de la mégalopole de Mexico City. En 2017,« Asylum » exhibe l’intérieur des centres d’internements pour criminels condamnés pour faits de moeurs, et considérés comme mentalement déficients. Durant la même année, « Réagir » témoigne du quotidien d’une association venant en aide aux victimes de la crise sociale qui frappe le Nord et le Pas-de-Calais. « Allfather », récompensé en 2019 par le prix de la presse Belfius, donne lieu à un ouvrage poétique éponyme, classé livre de l’année 2021 par les journaux De Tijd, La Libre et De Standaard en Belgique.