RAPHAËL NEAL

New waves

FRANCE / AGENCE VU'

© Raphaël Neal / Agence VU’
Centre Photographique Documentaire

exposition prolongée jusqu'au 14 août 2022

Vernissage

samedi 28 mai 2022 à 11h30

Vagues de chaleur, inondations, tornades, avancées du désert… Les catastrophes qui peuplent l’imaginaire contemporain et les scénarios de science-fiction s’immiscent de plus en plus dans la réalité.

La série de photos « New Waves » est née de ce sentiment de confusion inspiré par la manière dont est traitée la question du changement climatique ainsi que les différentes peurs qu’elle suscite. Entre « danger » et « beauté », la dimension onirique et poétique de ce travail permet à Raphaël Neal de garder une distance à l’égard de toute identité politique trop définie. Il s’attache davantage à montrer la poésie contradictoire de ces paysages préhistoriques ou post-apocalyptiques, entre « danger& » et « beauté ».

Une tension renforcée par la présence de ces portraits d’enfants et d’adolescents – les fameuses « générations futures » – aux expressions composites, entre défiance et anxiété, loin de cette jeunesse ultra-combattante qui n’existe que dans les discours et les publicités. C’est aussi, à l’heure où nombre de gens peinent encore à croire certains discours alarmistes, ne parvenant pas à réellement changer leurs habitudes et priorités, un travail qui fait la part belle aux doutes, aux imperfections, et donne à voir un imaginaire puissamment paradoxal, à l’instar de nos comportements.

Raphaël Neal est né en 1980 en France. À travers l’autoportrait, il explore les thèmes de l’ennui ou de l’imposture, comme dans sa série « IKWIG ! » (2014). Dans « The Windows of the World » (2019), il évoque la solitude vécue par des personnages retirés du monde, cachés derrière leurs fenêtres. En 2020 il se met en scène dans « Dark Circus » et incarne les personnages d’une étrange troupe de cirque face à une audience absente. À l’été 2020, il produit « Discreet Peaks », une parenthèse enchantée entre les deux confinements qui célèbre une ode à la nature et au corps. Plus récemment, avec « New Waves », il explore les contradictions liées au changement climatique, toujours avec une dimension onirique et fictionnelle qui lui est propre. Il est l’auteur de plusieurs monographies, dont « Bates Productions » (2015, Éditions Le Bec en l’air) qui met en scène des acteurs dans des productions cinématographiques imaginaires. En 2015, il produit son premier long métrage, « Fever », adapté du roman éponyme de Leslie Kaplan.