CAMILLE GHARBI

Faire Face. Histoires de violences conjugales.

FRANCE / THE EYES PUBLISHING

© Camille Gharbi / The Eyes Publishing
Salle Tarbouriech

Promenade Maréchal Leclerc, Sète
Théâtre de la Mer

Horaires

10h-19h les week-end et jours fériés
13h-19h en semaine

« Faire face. Histoires de violences conjugales » est un projet mené par Camille Gharbi sur la question des violences faites aux femmes et des violences au sein du couple, abordé sous trois angles.

« Preuves d'amour » questionne la problématique des féminicides conjugaux et la réponse que nous lui faisons, par le prisme d'objets du quotidien détournés en armes de crime. Les féminicides sont un phénomène si récurrent qu'il en paraît presque endémique. Face à cette inertie, cette série cherche à provoquer un électro-choc sensible.

« Les monstres n’existent pas » s’intéresse à un sujet peu traité, celui de la prévention de la récidive du point de vue d’auteurs de violences au sein du couple. Des diptyques portraits / témoignages, réalisés en prison, mettent en lumière des détenus qui se sont engagés dans un processus de responsabilisation par rapport à leurs actes. Ce travail cherche à déconstruire la figure du « monstre », non pas pour l’excuser mais pour permettre une meilleure compréhension, et une éventuelle déconstruction, du cycle de la violence.

« Une chambre à soi » évoque le processus de reconstruction des victimes. La photographe est allée à la rencontre de jeunes femmes qui sont hébergées en foyer, fuyant un contexte conjugal ou intra-familial violent. Prenant également la forme d'un dialogue entre portraits et témoignages, cette série met en lumière la résilience dont font preuve ces jeunes femmes.

Chacune de ces séries évoque à sa manière la réalité de ces violences, leur intensité, leur banalité. Elles disent, avec une sensibilité sans fard, la nécessité pour la société entière de « faire face » en déconstruisant les systèmes de pensées archaïques.

Photographe et architecte de formation, Camille Gharbi est née en 1984 et vit à Pantin (93). Elle évolue dans les domaines de la photographie d’architecture, du portrait, de la presse, et développe des projets personnels en lien avec des thématiques sociétales qui lui tiennent à cœur. Sa démarche, fondée sur une approche documentaire, cherche à interroger l’état du monde en jouant sur la distance et l’esthétique afin de convoquer l’empathie et le sensible. Camille Gharbi est lauréate du prix FIDAL Youth Award 2018, qui promeut la jeune photographie contemporaine. Elle est également lauréate, avec l’équipe de journalistes du Monde, du Visa d’Or pour l’Information Numérique 2020 au festival Visa pour l’Image, pour son travail sur l’enquête : « Féminicides : mécaniques d’un crime annoncé », menée par le journal Le Monde en 2019-2020.